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Représentation unique : vendredi 10 juillet 2026
Création au Festival au Carré, Arsonic, Mons
Fresque inspirée de Don Quichotte, pour quatre interprètes et musique live (Brel, Queen, etc.).
Photo : @Gaël Malleux
Un homme sombre, agrippé à sa télécommande. Il regarde un match de tennis interminable, ou une séquence zappée aux informations qui laisse impuissant : la guerre en Ukraine, la guerre à Gaza, des images du Congo, etc. Le sol est recouvert de livres, autant de versions de Don Quichotte de Cervantès.
Une bande d’amis vient le surprendre dans cette dépression et lui propose de s’attaquer à L’Homme de la Mancha par la chanson phare, La Quête.
Après cet essai infructueux, les quatre lascars, deux acteurs et deux musiciennes, se lancent. Ça éclate, ça recommence, ça dérape, ça invente. Ils déplient les pièges de l’idéal, ses coups bas, ses zigzags, ses hauts-le-cœur. Ils passent par des défis musicaux et théâtraux, par des jeux pour déjouer le réel. Les questions surgissent, ludiques et lumineuses, mais jamais gratuites.
Ce spectacle, en clins d’œil à Brel et à Cervantès, traversé par des chants d’opéra baroque espagnol et par Georges Brassens, dit l'essentiel de tout rêve d'un meilleur à conquérir : tout commence par l'amitié et la solidarité. C'est dans l'enfance de l'art que naissent les plus belles épopées.
Ces questions, et cette forme éclatée en instantanés, peuvent et devraient intéresser un public jeune. Bien que le spectacle ne lui soit pas destiné spécifiquement, il a tous les atouts pour ouvrir le débat sur l'idéal, mais aussi sur l'impuissance face aux grands défis du monde actuel, où les moulins à vent sont légion et où les armes des chevaliers, enseignants ou artistes, paraissent bien légères face aux mastodontes des chaînes privées, de TikTok ou d'Instagram.
L’air de rien, ce petit quatuor nous rappelle le bien que ça fait d’être ensemble, sans filtre ni frein, et combien cette amitié peut donner une force d’imagination extraordinaire.
Distribution
Avec Sébastien Bonnamy, Iona Dossogne, Anaïs Liemans et Mathieu Moro
Scénographie et mise en scène : Lorent Wanson
Assistanat : Thibaut Lorand
Lumières : Laurent Kaye
Une production du Théâtre Épique / Cie Lorent Wanson,
avec la collaboration du Centre culturel de Colfontaine et de Mars,
et le soutien de Scen’zenvies.
Création : 19, 20 et 21 août 2026
Royal Festival de Spa
Un homme revient au haut-fourneau de son enfance, la veille de sa destruction. Une comédienne le rejoint, porte ses récits, les fait siens. À deux voix, un siècle de Wallonie ouvrière.
Un homme retourne au haut-fourneau de son enfance, la veille de sa destruction. Là où son grand-père a coulé la fonte, où son père a usé ses mains, où lui-même, gamin un peu militant, a appris les mots de la lutte. Il vient dire adieu. Il reste pour raconter.
À ses côtés, une comédienne d’une autre génération. Elle porte son costume d’enfant, elle relève ses récits, elle leur prête sa voix. Cette mémoire ouvrière qu’il déroule, glorieuse et résistante, elle la fait sienne. Deux voix, deux âges, une scène. Le passé se rejoue et se transmet en direct.
De Grâce-Berleur à la question royale, du Chant des Wallons aux grèves, la pièce traverse un siècle de Wallonie ouvrière. Elle convoque les archives, les hymnes, les slogans, les morts de 1950 que personne n’a vengés. Elle refuse la nostalgie. Ce qui s’efface, c’est quand ça fout le camp qu’il faut y penser le plus fort.
Une drache, en Belgique, c’est l’averse qui tombe d’un coup. Ici, c’est la mémoire qui crève, qui trempe les vivants, qui lave et qui révèle. Une histoire ouvrière, une histoire de transmission, une question tenue d’un bout à l’autre : de quel passé veut-on hériter pour bâtir l’avenir ?
D’après Les Adieux de Jean-Marie Piemme.
Francisco de Goya, Don Quichotte, vers 1860
Notre époque remue, et ce spectacle y plonge à mains nues. Trois formes brèves, très différentes, pour une traversée intime et vertigineuse, portée par Laura Fautré.
Un Aveu
De Lorent Wanson et Laura Fautré
Une simple lettre de l’auteur à son actrice sur les nouveaux positionnements que nécessite notre
changement d’époque. L’actrice analyse la lettre et y donne des réponses qui ne sont que les siennes.
Une variation tangible et tendre sur l’autocensure, la peur et l’universalisme.
Le Divorce de Mademoiselle Beulemans
De Lorent Wanson
Pièce caractérielle : la jeune actrice sort du plateau, excédée par l’attitude d’un vieux comédien ;
refusant de remonter, elle affronte tour à tour le régisseur, le directeur, puis l’habilleuse.
Transformée, elle revient finir la pièce, remplie de ce qu’elle aura appris.
La Complainte de Maria Parda (1522)
De Gil Vicente, adapté par Lorent Wanson
Écrite en 1522, dans un contexte de crise sociale et d’épidémie, cette complainte crue met en avant la
symbolique du manque et le besoin de dignité. Dans notre mise en scène, Maria errera dans la salle,
accompagnée d’une fanfare jouant « Where Is My Mind? » des Pixies, jusqu’à son testament final.
Crédits
Ne me donne rien. Apprends-moi, de Laura Fautré et Lorent Wanson
Avec Laura Fautré et deux autres comédien·ne·s
Scénographie et mise en scène : Lorent Wanson ; arrangements musicaux : Daniel Delhaye
Costumes : Nina Junkers ; assistanat et lumières : Thibaut Lorand
Une production du Théâtre Épique / Cie Lorent Wanson