Spectacles et Monogravies

Des spectacles issus et nourris de la participation
Ces spectacles ont été initiés, produits ou coproduits par le Théâtre Epique dans le cadre d’«Une Aube Boraine»

Porteur d’eau
de Denis Laujol

PE Stephane Arcas© Stéphane Arcas

Ma Pucelette
de Laura Fautré

Pucelette Julie Jaroszewski©  Julie Jaroszewski

FIGHT
d’Emilie Maréchal

fight Camille Meynard© Camille Meynard

Cerebrum, le faiseur de réalités
d’Yvain Juillard

cerebrum

KALACH’
de Julie Jaroszewski

 affiche poss

HORS-JEU
de Violette Pallaro

HJ Camille Meynard© Camille Meynard

Tu n’advanchras d’jamin tou seû
de Sébastien Bonnamy

Seb Ingra Soerd© Ingra Soerd

Penser avec les mains
de Lorent Wanson

Sans titre

C’est presqu’au bout du monde
de Lorent Wanson

AubeBorainepresquboutmonde@alessiomuceddaFP10749© Alessio Mucedda

C’est presqu’au bout du monde

Youkali, c´est le pays de nos désirs…A partir de cette chanson bouleversante de Kurt Weill et Roger Fernay, Lorent Wanson, trois comédiennes et l’incroyable pianiste Fabian Fiorini voyagent à travers les espoirs et les désillusions, les utopies et les renoncements d’une région, d’un pays, du monde.
De la musique contemporaine aux fanfares, au hardcore, à la pop, en passant par le jazz, C’est presqu’au bout du monde donne la parole aux aventures et mésaventures du quotidien. Un hommage à la grande comme à la petite histoire, aux résistants d’hier et d’aujourd’hui, aux nombreux élans pour des existences meilleures. Ici et ailleurs. De tout temps et d’aujourd’hui.

 ©Alessio Mucedda
©Alessio Mucedda

Cette pièce de théâtre mise en scène par Lorent Wanson a été représentée  dans le cadre du Festival au Carré les 30 juin, 1er et 2 juillet 2014.

Ecriture collective
Mise en scène : Lorent Wanson
Compositions et arrangements musicaux : Fabian Fiorini, d’après l’œuvre originale de Kurt Weill et Roger Fernay
Comédiennes – chanteuses : Julie Jaroszewski, Sara Amari et Delphine Gardin
Assistanat à la mise en scène et musical : Sarah Sleiman
Stagiaire à la mise en scène : Cédric Celorio Lopez
Scénographie : Lorent Wanson et Sarah Sleiman
Costumes: Olivia Barisano
Lumières : Guy Simard
Avec la participation de témoins du Borinage, de l’Ensemble Instrumental de Colfontaine, des chorales d’enfants rassemblées pour la journée Fontaine de Voix, The Voeks, Yannick Molle, Giuseppe Millaci, Mathieu Robert, Triczine…
Photos : Cédric Legoulven
Vidéo Chorale d’enfants : Mathias Hogne
Captation sonore: Vincent Debast
Régie générale : Stephen Ferrari

UNE PRODUCTION DU THEATRE EPIQUE / COMPAGNIE LORENT WANSON DANS LE CADRE DU PROJET « UNE AUBE BORAINE ». EN COPRODUCTION AVEC LE MANEGE.MONS / LA FONDATION MONS 2015 CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE / LE CENTRE CULTUREL DE COLFONTAINE

Cliquez sur ce lien pour découvrir le reportage TéléMB du 27 juin 2014:

http://www.telemb.be/mons-festival-au-carre-le-borinage-en-chansons_d_13064.html

Cliquez sur ce lien pour télécharger le dossier de présentation:

C’est presque au bout du monde Dossier de presentation

Penser avec les mains

Un spectacle participatif, qui a pour but de remettre les métiers manuels à l’honneur et s’interroger sur la frontière habituellement posée entre l’artisanat et les travaux intellectuels. Penser avec les mains est une création collective sur base de rencontres d’artisans et d’intervention des publics durant la représentation. Une pièce de théâtre mouvante, en constante redéfinition.

penser avec les mains
Cette création collective a été proposée la première fois le 4 décembre 2013, elle a été représentée en série au Théâtre de la Communauté (Liège) jusqu’au 27 février 2014.

“J’ai vraiment l’impression d’avoir 10 ans d’être face à un tableau noir et de ne rien comprendre. Et d’me trouver nul, mais nul ! […] Ben oui, moi j’étais nul en dictée ! Voilà ! » Yvain, le comédien principal de Penser avec les mains n’hésite pas à raconter ses propres faiblesses pour mettre le publicà l’aise.Démarrant sur un quiproquo, la pièce instaure une complicité naturelle entre lui et les spectateurs… à tel point qu’ils finissent par dialoguer. Au moment d’écrire ces lignes, Penser avec les mains a déjà été vu par une vingtaine de groupes en scolaires. Tous y ont trouvé leur compte car la force de ce spectacle est de donner une place légitime aux spectateurs, de leur montrer que, quels que soient leurs savoir-faire, quels quel que soit le métier qu’ils voudraient apprendre – manuel, intellectuel, ou les deux –ils ont de la valeur.”

Distribution:

Création collective , sur une proposition de Lorent Wanson et Daniel Lesage
Écriture : Lorent Wanson et Yvain Juillard, sur base de rencontres d’artisans et d’improvisations ; avec la participation de Carmelo Cirrincion
Artisans témoins : Jacques Wanson [forgeron], Madame Hariga [couturière-maroquinière], Laurent Demarche [menuisier], Freddy Cirrincione [polisseur], Roger Bonhomme [ébéniste], Patrick Bernard [Maçon]
Avec : Yvain Juillard et la participation de Carmelo Cirrincione,
Chloé Verbaert ou Amélie Dubois
Mise en scène : Lorent Wanson
Scénographie : Daniel Lesage, assisté de Chloé Verbaert, Maryse Antoine, Adnan Insel et Caroline Pultz
Composition musicale : Fabian Fiorini
Régie : Carmelo Cirrincione et Chloé Verbaert ou Amélie Dubois
Support vidéo : Chloé Verbaert et Ludo Burczykowski
Production et relation aux publics : Roxane Stubbe
Stagiaire production : Adrien Cambron

Coproduction entre le Théâtre de la Communauté et le Théâtre Epique. Le projet « Penser avec les mains » fait partie d’ « Une Aube Boraine »,  projet artistique participatif lancé par le Théâtre Epique et soutenu par la Fondation Mons 2015.

Cliquez ici pour télécharger:

– Le dossier de présentation

Dossier_Penser_avec_les_mains_27.06.14

– Le dossier pédagogique

cahier_pédagogique_PAM_août_2014

Et pour plus d’informations, n’hésitez pas à visiter le site du Théâtre de la Communauté!

 

 

Cerebrum, le faiseur de réalités d’Yvain Juillard

Ta réalité, ma réalité, notre réalité, leur réalité… Qu’est ce que c’est que cette chose qui semble se transformer au fur et à mesure de nos expériences, qui fluctue d’un individu à l’autre, d’une culture à l’autre, qui nous empêche parfois de nous comprendre ? Qu’elle est cette chose que j’appelle « ma réalité » ? Ancien biophysicien spécialisé dans la plasticité cérébrale, aujourd’hui acteur, je vous propose lors d’une conférence-spectacle d’interroger ensemble le fonctionnement de notre cerveau afin de questionner à travers des expériences simple et ludique la nature multiple de nos réalités.

Ce projet est au croisement des neurosciences, du théâtre, de la performance et de l’art plastique contemporain car je crois aujourd’hui à l’intégration des disciplines plus qu’à l’hyperspécialisation pour nous réapproprier une représentation du monde en phase avec les incroyables découvertes de notre époque. Jamais elles n’ont été aussi nombreuses et riches dans l’histoire de l’humanité.

Le squelette de cette conférence spectacle est mon désir de parler à un enfant à naître, présent en chacun de nous, répondre à ses questions, à ses inquiétudes, le voir grandir lui donner certains des éléments qui construiront son avenir, l’aideront à repenser le monde, à se repenser.

La chair de cette conférence sera les découvertes scientifiques récentes, les dernières hypothèses sur le fonctionnement du cerveau, les projets en cours, leurs utilisations futures. Notre cerveau étant l’organe qui construit notre réalité sensible, découvrir sa plasticité ouvre un champ immense quant à notre propre capacité à être libre ou à être formaté.

La science comme source de connaissance me fascine parce qu’elle est l’inverse d’une discipline dogmatique. Le concept de vérité n’est pas opérant en science, on y substitue celui de théorie. Si un seul fait ne peut pas être expliqué par une théorie alors cela veut dire que cette théorie est fausse ou incomplète. C’est comme cela que la science évolue. Tout en étant fasciné par la science, j’ai besoin de la connecter à ma conscience du monde, à mon expérience subjective pour redéfinir qui je suis ?

L’utilisation de ces connaissances dans le domaine de la publicité, du neuromarketing pose question quant à l’impact de ces techniques sur le libre-arbitre du consommateur. Par ailleurs, dans le domaine de la santé, la plasticité cérébrale offre des opportunités inespérées pour aider les personnes qui ont subi une lésion cérébrale à retrouver une vie dite normale.

Cette conférence-spectacle, ce projet citoyen, à donc pour enjeu principal d’amener la connaissance scientifique dans de nouveaux espaces publics, de la rendre accessible et de partager une passion en me tournant vers l’avenir.

Biographie Yvain Juillard

Acteur formé à l’INSAS à Bruxelles (2003-2007), Yvain Juillard est également un ancien scientifique spécialisé dans la plasticité cérébrale – Master de Biophysique et Magistère Européen en Biologie Intégrative (1998-2003).
 Sur scène (Théâtre et Danse), il joue sous la direction de Yoshi Oïda, Michel Dezoteux, Philippe Sireuil, Jean-Baptiste Sastre (Festival Avignon IN 2010), Nicole Mossoux et Patrick Bonté, Odile Van Steenwinckel, Lorent Wanson, Virginie Thirion, Nadine Ganase, Rodrigue Norman… En 2012, il travaille avec Rafaël Spregelburd, dans le cadre de l’Ecole des maîtres. Depuis 2011, il participe régulièrement aux différents ateliers de recherche que dirige Joël Pommerat en Belgique et en France.
 Au cinéma, il tourne avec la jeune génération des réalisateurs belges et français, et prête sa voix pour des fictions/documentaires radiophoniques (RTBF, France Culture).
 Par ailleurs, plusieurs créations et recherches personnelles l’ont amené à travailler au Bénin, au Cameroun, en Grande-Bretagne (Central School of Speech and Drama) et en France (Institut International de la Marionnette). Yvain Juillard a bénéficié d’une résidence d’écriture à La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, en janvier et juin 2013. Il est actuellement artiste résident au Théâtre de l’L à Bruxelles. En septembre 2015, il participera à la prochaine création de Joël Pommerat.


Cerebrum, le faiseur de réalités” sera représenté prochainement:

Du mercredi 14 janvier au samedi 24 janvier 2015 à 20h30
(relâche dimanche, lundi, mardi)
Théâtre La Balsamine
Avenue Félix Marchal 1, 1030 BRUXELLES
Infos et réservations: +32 2 732 96 18 ; info@balsamine.be

Cliquez ici pour télécharger le dossier de diffusion: Cerebrum dossier de diffusion 05_07_15 (1)

Distribution:

Conception, écriture et interprétation : Yvain Juillard
Œil extérieur: Lorent Wanson, Jo Lacrosse
Conseil dramaturgique : Dominique Roodthooft
Conseil scientifique: Céline Cappe

Une coproduction entre Les Faiseurs de réalités, soutenue par la Fédération Wallonie-Bruxelles/COPIC et Le Théâtre Epique /Compagnie Lorent Wanson

Ce projet a été soutenu par le Théâtre Epique dans le cadre du projet culturel et participatif Une Aube Boraine, une coproduction entre le Théâtre Epique/Compagnie Lorent Wanson soutenue par la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Fondation Mons 2015 et le Centre culturel de Colfontaine

Avec le soutien de la SACD, de la Balsamine, du Théâtre universitaire de Liège, du Corridor


Porteur d’eau de Denis Laujol

Les porteurs d’eau sont ces obscurs qui servent leur leader dans les courses cyclistes : ils le protègent, l’amènent à la victoire, leur filent leur vélo quand le leader casse le sien, supportent leurs excès… Bref, les sans-grades, ces hommes (forts) de l’ombre…

Denis Laujol s’inspire d’abord de la vie d’un de ces coureurs belges de l’immédiate après-guerre, Florent Mathieu, gloire boraine locale, qui fit plusieurs tours de France, et dont on inaugura la statue il y a quelques semaines sur la place de Quaregnon. Ce gars-une vraie bête- fit demi-tour au sommet du Ventoux, pour récupérer son chef d’équipe qui avait crevé,… et grimpa le col une deuxième fois. Il était sponsorisé en nature par son boucher (un steak par course), et voulait à toutes forces que ses enfants échappent à la mine. Avec porteur d’eau, on plonge dans une époque, ce qui est passionnant, et on passe avec une justesse déconcertante du particulier à l’universel…

Car le spectacle n’est pas la succession d’une série d’anecdotes nostalgiques, tendres et drôles; Denis a entamé lui-même une carrière de coureur et a remporté plusieurs courses en catégorie jeunes. Son gabarit faisait de lui probablement un porteur d’eau. Pour échapper à la prise de stimulant, il fait à 17 ans le choix du théâtre, met en scène et joue abondamment pour Michel Dezoteux , Armel Roussel, Selma Alaoui, Aurore Fattier, Antoine Laubin…

Porteur d’eau -probablement le plus personnel des spectacles de Denis- il le passe majoritairement sur un vélo monté sur des rouleaux d’entrainement, il met en scène son propre personnage, en même temps que celui de Mathieu, part sur une réflexion sur l’héroïsme, le courage, le travail et l’humilité. Réussissant la gageure de la philosophie et de l’humour, Denis fait intervenir Armstrong, Merckx et Sancho Pancha…

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Bioraphie de Denis Laujol

Denis Laujol est né en 1976 à Agen (France). Après s’être consacré à son autre grande passion, le cyclisme, et avoir fait quelques études d’anglais, il opte à 21 ans pour le théâtre, à Toulouse, en tant que comédien. Entré à l’Insas de Bruxelles en 1999 (en Interprétation dramatique) dans la même promotion que Nicolas Luçon et Julien Jaillot, il fonde avec eux la compagnie Ad Hominem à sa sortie de l’école en 2002. En tant qu’acteur il joue notamment sous la direction de Selma Alaoui (Anticlimax de W. Schwab), Armel Roussel (Pop ? , La Peur, à venir Après la peur), Michel Dezoteux (Richard III, l’Avare), Aurore Fattier (plusieurs pièces de Feydeau), Nicolas Luçon (L’Institut Benjamenta de R.Walser), Antoine Laubin (Dehors, à venir Il ne dansera qu’avec elle). Il crée également sous la direction de Valérie Cordy le monologue Eloge du Mauvais Geste et travaille actuellement à la création d’une “monogravie” consacrée à Florent Mathieu, cycliste du Borinage, avec Lorent Wanson. En tant que metteur en scène il crée Mars d’après Fritz Zorn au théâtre Océan Nord à Bruxelles en 2009, Le Playboy des Terres de l’Ouest, d’après J.M.Synge (théâtre de plein air) en 2011 et, Grisélidis d’après l’œuvre de Grisélidis Réal, au théâtre Les Tanneurs à Bruxelles en 2012.

Kalach’ par Julie Jaroszewski

FABLE : Prise d’otage un soir de première d’une terroriste wallone immigrée en Andalousie sous le nom de « La Niña del Atomium » (La petite fille de l’Atomium), à la recherche d’un son nègre. En faisant le chemin du chant au champs, de génération en génération, de nègre de maison en nègre des champs, de gueules noires charbons en sueur de peur, de choeur en chansons, peu à peu le patriotisme exacerbé dans son martyre se craquelle et laisse apparaître la blessure et la fragilité d’une acculturation. Dans le voyage de sa rencontre avec l’autre, andalous, gitans, immigrés chiliens, burkinabés, chanteurs des blues ainsi que dans la rencontre avec le public -devenu par la complicité du théâtre et de la situation, des otages- émerge la nécessité de rentrer chez elle, en Wallonie, auprès de la langue et des champs/chants de sa grand-mère.

 

Kalach’ nait tout d’abord d’une longue collaboration entre Lorent Wanson et Julie Jaroszewski, commencée sur les « bancs » de l’INSAS, poursuivie au Théâtre National, reprise dans le cadre du projet culturel et participatif  Une Aube Boraine. C’est le temps d’une maturation entre ces deux artistes, de questions laissées en friche pendant dix ans, et une envie de dire ensemble autour d’obsessions communes : la culture populaire, le chant, les laissés pour compte de l’histoire, les histoires tues et la violence des rapports de domination.

Le titre initial du projet s’appelait « Des Voix et des Voies », Lorent Wanson avait demandé à  Julie Jaroszewski, dans le cadre du projet Une Aube Boraine, de raconter les routes des chemins empruntés de part le monde et dans la rencontre des cultures populaires, dans l’apprentissage de leurs chants et histoires. En quoi, cela l’avait elle ramené chez elle ? Et où était ce chez soi ?  En quoi la résistance des peuples au Nicaragua ou au Burkina Faso face à l’impérialisme, dans ses formes d’organisation culturelles, l’avait-elle amené à constater son acculturation et le linguicide opéré à l’encontre de la langue de ses grands parents : le wallon. Quels avaient étaient les mécanismes silencieux de colonisation à l’oeuvre ?

Car s’il est bien une chose qui nous rassemble aujourd’hui, à l’heure des grands débats sur l’identité nationale, c’est la manière à « faire peuple ». À trouver les endroits où nos histoires nous rassemblent plutôt que nous divisent.

Kalach’, se veut donc une tentative d’articulation d’éléments de recherche sur ces questions contemporaines par la force du rire et du chant. Car si Kalach’ est un texte, où le jeu de la situation de base est donné de manière burlesque, par la prise d’otage, c’est aussi un concert, où par le chant, émerge les corps des peuples oubliés, les rêves d’internationalisme déchus, et où seule la musique encore est capable de rassembler au-delà du signifiant en faisant choeur.

 © Cédric Legoulven
© Cédric Legoulven

Biographie Julie Jaroszewski

Formée à l’INSAS, Julie Jaroszewski commence de nombreuses collaborations avec des musiciens. A sa sortie de l’école, elle joue, entre autres, avec Lorent Wanson, Armel Roussel, et tourne sous la direction de Stéphan Liberski. De retour d’un long séjour à Londres où « par hasard » elle sera chanteuse dans un club de Jazz, Julie décide de se laisser aller à ses envies de musique… Elle travaille avec de grands noms du jazz en Belgique et en Angleterre puis fonde Furia avec Philippe Tasquin où elle chante la soif de justice et les cris pour l’émancipation des peuples. Artiste pluri-disciplinaire elle voyage depuis plusieurs années entre musique, théâtre et le cinéma et crée en 2010 au théâtre Varia son premier spectacle. Son documentaire Standards co-réalisé avec Maxime Pistorio, et la mettant en scène dans le monde du jazz, a été diffusé internationalement dans les plus prestigieux festivals de cinéma (Rotterdam, FID…).

FIGHT d’Emilie Marechal

Une salle d’entrainement à Frameries. Une rencontre avec Thong, ancien champion du monde, Jason, son fils, qui entame une carrière professionnelle et Samantha, pour qui la muaythai participe d’une émancipation. Un moment de théâtre, de cinéma et de démonstration sportive. Entre rituel et sport, transmission des coups, valeurs et spiritualité.

Images vidéo de Camille Meynard 
En partenariat avec le club Somthai Gym de Frameries

Biographie d’Emilie Maréchal

Après un master à l’Université des Arts du Spectacle de Rennes et un cursus à l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle de Bruxelles en classe d’interprétation dramatique d’où elle sort diplômée en 2009 avec une grande distinction, Emilie Maréchal joue au théâtre sous la direction de Joël Pommerat (une recherche théâtrale autour de Cercles/fictions au Théâtre National de Bruxelles), Vincent Sornaga (Lulu de Wedekind au festival Emulation de Liège), Fabien Dariel (L’heure du diable de Pessoa).
Elle se produit également au cinéma avec Camille Meynard (Tokyo Anyway – sortie en octobre 2014) et à l’opéra sous la direction de Robert Lepage à l’opéra Royal de la Monnaie de Bruxelles (The rake’s progress) et Philippe Sireuil (Rigoletto).
En 2012, elle écrit et met en scène sa première création La petite fille au Théâtre Océan Nord à Bruxelles qui reçoit un accueil unanime. Elle met également en scène en 2013 la Museum Night Fever avec les solistes de la chapelle musicale Reine Elisabeth à l’opéra Royal de la Monnaie.
Elle est de plus assistante de Roméo Castellucci pour l’opéra Orphéo ed Eurydice crée aux Festwochen de Vienne en mai 2014 .
La saison prochaine, elle jouera au Théâtre Océan Nord dans Platonov de Tchekhov mis en scène par Thibaut Wenger et au Théâtre de la Balsamine dans La petite Catherine de Heilbronn de Kleist mis en scène par Sabine Durand.
Actuellement elle travaille à l’écriture de sa prochaine création La fureur qui sera présentée lors de la saison 2015/2016 au Théâtre National de Bruxelles.

Dossier de diffusion: dossier fight

Tu n’avinchras d’jamin tout seû, par Sebastien Bonnamy

Sur Quaregnon, on en dit des choses, mais tout ce qu’on nous raconte, est-ce vrai? Promenade dans les langues, les a prioris…un éloge à la débrouillardise.

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Résumé

Un jeune homme, issu du Borinage, doit jouer dans un lieu-dit, un spectacle;

car oui, même s’il est borain, cet homme est comédien!

Mais tout ne va pas se passer comme prévu.

Quand il démarre de chez lui,au volant de sa BMW, il ne va pas bien loin, il tombe en panne!

A Quaregnon!

Il est natif de ce village donc il connait les gens qui pourrait le sortir de ce pétrin…

Seulement…

La convivialité du Borinage n’est pas que légendaire…

Elle existe vraiment!

Arrivera-t-il à temps pour jouer ce spectacle…?

Note d’intention

Pourquoi jouer cette pièce?

Je me suis tout d’abord posé la question suivante: « Pourquoi je veux écrire ce texte?

Parce que j’avais envie de jouer ce bout de vie, de l’offrir au public.

La facilité de ce fond, c’est que j’écrivais ce que je jouais, et que je jouais ce que j’écrivais; ce qui m’offrait donc une infinité de possibilités, d’ouvertures.

La difficulté, par contre, était de ne pas réduire cet écrit, qu’il ne soit pas uniquement destiné à une minorité.

Mais j’étais certain qu’il était nécessaire de partager ce récit qui s’intitulera « Tu n’avanch’ras djamin tou seû… » (Trad: Tu n’avanceras jamais tout seul), issu du chant de supporters du football club de Liverpool, « You never walk alone », chant devenu universel.

Pourquoi écrire sur Quaregnon?

Les discussions avec Lorent Wanson, qui m’accompagné depuis le début de cette aventure, ont été nombreuses, et même sinueuses…

Puis Lorent me dit: « Tu as une panne de voiture, à Quaregnon, et tu dois jouer un spectacle! Voilà , maintenant, écris! »

Et c’était parti!

Quaregnon, ce sont mes racines, j’y suis né, j’ai grandi à Quaregnon.

Quaregnon, c’est la mine et ses charbonnages; c’est aussi la multitude de nationalités, donc des cultures différentes, réunies dans un village du Borinage, près de Mons.

L’avantage de ce seul en scène, est qu’il peut se jouer partout; dans un bar, sur une place publique, dans un centre culturel, les possibilités sont nombreuses et très facilement adaptables.

Très peu de décor… Le décor se retrouve dans la parole.

Enfin, ce seul en scène est universel, car si ma source est Quaregnon et ses environs, chaque être peut s’identifier à ce personnage ainsi qu’à tous ceux qui gravitent autour de lui.

Pour conclure, « Tu n’avanch’ras djamin tou seû », qu’on aurait pu aussi appeler « L’éloge de la débrouillardise » (dixit Lorent Wanson) , parle à tous et à chacun d’entre nous.

Le besoin de le jouer est aussi fort que le besoin de le raconter; bref, ce spectacle est le partage d’un borain.

Biographie de Sebastien Bonnamy

Passionné de sport et de théâtre, Sébastien Bonnamy est sorti du Conservatoire Royal de Mons en 2008, de la classe de Frédéric Dussenne. Il participe à divers spectacles comme la comédie musicale «Mary Poppins», et divers cabarets. Il nterprète également des rôles dans le secteur du théâtre jeune public: «Le Hibou» de Céline Delbecq (primé au festival de Huy en 2009) ou encore «Supernova» de Catherine Daele qui a notamment été représenté au Burkina Faso et au Bénin. Enseignant l’art dramatique à l’académie de Quaregnon depuis 2008, et étant attaché à ses racines, il décide de fonder l’ école de théâtre «Les Blés d’or…» dans le Borinage, à La Maison du Peuple de Colfontaine.

 

HORS-JEU, de Violette Pallaro

Tout a commencé dans un club de foot du Borinage. Le football, j’y comprenais pas grand chose, mais j’aimais écouter les gens raconter leur histoire, mon appareil enregistreur en main. Une année plus tard, j’ai assisté à la fermeture définitive d’une usine, celle de Salvatore, gérant bénévole du club, à deux pas du stade. D’un coup, une règle prenait tout son sens, celle du HORS JEU.
J’ai accompagné Salvatore à l’usine jusqu’à la fermeture. J’y ai rencontré des ouvriers exclus de leur propre terrain, laissés pour compte sur le banc de touche. J’ai alors décidé d’élargir mon enquête en dehors du Borinage, à la rencontre d’hommes et de femmes déclarés HORS JEU qui luttent pour changer les règles et apprennent à jouer autrement.

En juin 2013, Lorent Wanson, metteur en scène du projet Aube Boraine, m’invite à récolter des légendes de sorcières, en m’envoyant marcher dans le Sud du Borinage, du côté de la forêt de Sauwartan. Mais j’ai toujours eu un mauvais sens de l’orientation… Après deux heures de marche, je me suis retrouvée complètement à l’ouest, au Royal Sporting Club de Wasmes !

Là, au pied du terril, j’y ai rencontré des footballeurs. On était loin des histoires de sorcières. Salvatore, le gérant bénévole du club, ouvrier ajusteur, me prit sous son aile, me présenta à tout le monde comme sa nièce, et m’apprit l’histoire du club.
Les règles du football, le corner, le tir au but, le coup franc, la deuxième tranche, le classement en poule, je dois vous avouer que j’y comprenais pas grand chose. Mais j’ai toujours aimé écouter les gens raconter leur histoire. Tellement que j’ai fini par acquérir un appareil enregistreur, qui m’a permis – et me permet encore aujourd’hui- de les garder en mémoire.
Je suis retournée au club, un an durant, j’ai couru sur le terrain, joué avec les minimes, hurlé avec les corporatistes, chanté avec les anciens. Ballon au pied, sifflet en bouche et bière à la main.

Jusqu’à ce que, à l’automne 2014, Salvatore apprenne que son usine allait fermer brusquement. J’ai décidé de l’y accompagner, avec mon appareil enregistreur, jusqu’à la fermeture définitive. Pendant plusieurs mois j’y ai rencontré des ouvriers démunis, errants dans une usine silencieuse quasiment à l’arrêt. Du jour au lendemain, cette entreprise, en partant s’installer sur des terres plus « rentables », abandonnait ses ouvriers sur le banc de touche. Carton rouge pour trois centaines de travailleurs. Une règle simple de la sorcellerie capitaliste. D’un coup, la notion de HORS JEU prenait tout son sens.

Et pas uniquement dans le Borinage.

J’ai alors décidé de partir à la rencontre d’autres hommes et femmes qui se sont retrouvés brusquement HORS JEU. Qui les avait exclus ? L’arbitrage était il impartial ? Comment changer les règles du jeu ? Quel sera le prochain match ?

Et si je me retrouvais, moi aussi, un jour, soudainement sur le banc de touche ?

C’est à partir de matières audiovisuelles et sonores, récoltées au fil des rencontres, que j’ai mené cette enquête. Aujourd’hui, j’aimerais la partager avec vous.Capture d’écran 2015-07-13 à 23.05.06

 © Camille Meynard

Ecriture et Jeu : Violette Pallaro
Collaboration artistique : Lorent Wanson
Regard complice : Emmanuel De Candido
Création vidéo : Camille Meynard.
Création musicale : Fabian Fiorini

Ce projet a été initié par le Théâtre Epique dans le cadre du projet culturel et participatif Une Aube Boraine.
Une production de Théâtre Epique

HORSJEU Cedric Legoulven

 © Cédric Legoulven

Biographie de Violette Pallaro

Depuis sa sortie de l’ESACT/Conservatoire de Liège en 2010, Violette Pallaro joue au théâtre sous la direction d’ Emmanuel Dekoninck, Thierry Debroux, Georges Lini, Lorent Wanson, Roxanne Lefebvre, Olivier Coyette. Au cinéma, elle joue notamment pour Camille Meynard  dans Tokyo Anyway, film pour lequel elle a été nominée aux Magrittes 2015 dans la catégorie Meilleure actrice et Meilleur espoir féminin. Actuellement, en parallèle de son travail sur  HORS JEU,  elle œuvre à  la création de « Tabula rasa », son premier projet en tant qu’auteur, comédienne et metteur en scène.

Ma Pucelette, par Laura Fautré

Résumé:

« La Pucelette » est cette petite fille de 4 ans qui arpente les rues de Wasmes les lundis et mardis de Pentecôte en donnant généreusement aux citoyens un salut porte bonheur.

Comment décrire ces baisers envoyés à la foule et exploiter cette innocente pureté? Comment à travers moi, partager le souvenir d’un jour important que je n’aie jamais vécu ?

Qui est-elle, cette pucelle ? Quel âge a-t-elle aujourd’hui ? Qu’est-elle devenue après ce jour de gloire? Qu’en est-il du dragon, l’a-t-on oublié ? Peut-on avoir encore ce souvenir de ce jour où tous les citadins se tenaient à vos pieds ou bien l’âge empêche-t-il le souvenir ? Comment ne pas oublier ces policiers au garde-à-vous devant soi ? Et Gilles de Chin, a-t-il fuit, disparu après avoir rempli son devoir de sauveur auprès de l’innocence et de la pureté?

Je réponds au fur et à mesure à ces questions, par des rencontres, vieilles ou jeunes Pucelette, me racontant le souvenir de ce jour de Pentecôte, ou bien de celui qui n’a pas encore eu lieu.

Entre témoignages, photos et anecdotes, je me perds moi-même dans mes souvenirs d’enfant. Avec l’inquiétude de grandir, de changer, de repenser au passé, je me mêle à ses femmes qui comme moi, ont été un jour, une pucelle de 4 ans.

Me voyez-vous dans une robe de satin bleue couverte de broderies, d’une longue traine et ce diadème surmonté de trois belles plumes d’autruche blanches au-dessus de ma tête ?

© Julie Jaroszewski

© Julie Jaroszewski

Note d’intention :

La Pentecôte est une fête chrétienne qui commémore la venue du Saint-Esprit sur les apôtres de Jésus, cinquante jours après Pâques. Mais à Wasmes, dans le Borinage, cela veut dire beaucoup plus. En 1133 une légende raconte qu’un certain Gilles de Chin aurait délivré une petite fille de 4 ans des griffes d’un dragon. Celle-ci devient alors connue sous le nom de « PUCELETTE ». Depuis lors, à la pentecôte, cette petite est célébrée, elle détient la clé de la ville entre ses mains, devient reine d’un jour, envoie des baisers et salue son public… Mais que devient-elle après ?

Qu’est-ce que la PUCELETTE aujourd’hui ? Qui à part les Wasmois connaissent ce personnage? Le dragon du Doudou, oui, Saint George, oui, mais Gilles de Chin ? Et cette fillette de 4 ans qui aurait été sauvée des griffes du Dragon ? La légende se perd petit à petit, les gens sont de moins en moins nombreux à faire les 16 km 700, le fameux tour de Wasmes. Cette fillette de 4 ans, qui est-ce ? Ce dragon qui est-ce ? Pourrait-on faire un parallèle avec le grand méchant loup de Belgique ? Qui, lui aussi, semble aimer les grottes pour y cacher ses victimes! Dans la légende, le dragon fût tué et la petite fille libérée, et ensuite célébrée chaque année. La réalité n’est pas tout à fait la même. La légende existait avant l’affaire Dutroux, mais n’est-elle pas plus importante à raconter maintenant ?

Qu’est-ce qu’une petite fille peut comprendre de cette légende ? Est-elle vraiment consciente d’être l’icône de la pureté, de l’innocence ? Ne se prend-elle pas pour la mini miss de Wasmes ? Que veut devenir la petite fille aujourd’hui, Mini-miss, Princesse, où Pucelette? La mini-miss est à la fois cette princesse pucelle d’un soir. C’est avant tout un honneur et une fierté pour les parents, ainsi qu’un remerciement à la Vierge. Une enfant de 4 ans ne choisit pas. Quel souvenir va-t-elle garder ? A-t-elle son mot à dire ? Mon but est de répondre à ces questions, de rencontrer des anciennes ainsi que des futures Pucelettes et de récolter leurs témoignages.

La pucelle d’aujourd’hui est-elle en danger ? L’icône de la jeune fille est mis en avant par différents concours, mini-miss, beauté, chant, danse, acrobaties etc. Le monde est à la recherche de talents et la jeunesse fait partie des premières cibles. Partout valorisée, presque commercialisée, plus on est jeune et talentueux, plus les médias s’affolent, et l’honneur réel n’est pas envers l’enfant mais les parents.

Y a-t-il un lien à faire entre Pucelette et mini-miss ? Jeunesse et innocence ? Pureté et séduction ? Une fois cette fillette vieillie, elle n’est certainement plus la vedette du jour.

Biographie de Laura Fautré

C’est au cœur de la campagne belge, à travers sa culture et son folklore, au croisement des territoires francophones et germanophones, que l’imaginaire de cette jeune artiste prend racine. Après quelques années d’itinérance entre Liège, l’Allemagne et la Nouvelle Ecosse, Laura Fautré entre au Conservatoire de Mons en 2009, à l’âge de 19 ans. Elle a également joué dans “Les Bas-Fonds” de Gorki, mis en scène par Lorent Wanson au Théâtre des Martyrs (du 26 février 2015 au 04 avril 2015).